11 août 2008

Une journée Jazz à Saint-Céré jeudi 14 août 2008

Nos amis et voisins de Saint-Céré, eux-aussi sous la bannière "Le Lot, un festival de festivals", se jazzifient. Personne ne se plaindra de jazz en août dans le Lot. Le jazz devrait d'ailleurs être décreté d'utilité publique!
Le Jazz, symbole de métissages de divers courants musicaux, sera l’occasion, le temps d’une journée dans les rues de Saint-Céré, de poursuivre l’ouverture du Festival de Saint-Céré dédié à l'Opéra et d’encourager un nouveau regard sur la musique et eux-mêmes.

18h à 20h : Apéro Jazz aux cafés Maury et Passé Simple avec Latcho Dives et Bourbon Street Concert gratuit
21h : Yaron Herman Trio au Théâtre de l’Usine
22h30 : After dans la cour de l’Usine avec Latcho Dives et Bourbon Street Concert gratuit

À partir de 20h, restauration légère et conviviale à l’Usine : sandwichs, pâtisseries et boissons.
Vous pouvez dès maintenant réserver votre « collation festive » : 10€ (petits sandwichs au foie gras et au saumon fumé, fondant au chocolat, boisson)

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07 décembre 2007

A Time for Everything

Yaron Herman, le pianiste dont la côte monte, monte, monte (et qui est l’occasion d’un clin d’œil amical à J.-M. Leygonie). Avec sa bobine à la Woody Allen, monté sur des grandes jambes, il s’agite, se lève, s’assied, le nez touchant presque le clavier puis, soudain, se redresse. C’est toute une gymnastique qui accompagne ses doigts agiles sur les touches. On dit qu’il est le nouveau Keith Jarrett. Je ne suis pas sûr que la comparaison soit si flatteuse pour le pianiste israélien et, quoiqu’il en soit, on lui souhaite plus de sérénité. Cette comparaison tient sûrement à son sens de la mélodie, l’élégance et le raffinement de son jeu limpide; sûrement aussi parce que, seul sur scène, de trois quart dos, peu mobile (forcément avec un piano!), il a cette capacité d’être très présent; peut-être aussi parce que sa musique est accessible à tous. Mais cette comparaison n’est pas satisfaisante. Il suffit en effet d’écouter son trio pour le rapprocher d’e.s.t., d’Avishaï Cohen ou, mieux encore, de Bojan Z. Et tant pis pour Keith Jarrett.
Gilles

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26 novembre 2007

Michel Portal, Yaron Herman trio et D'JAB

Michel Portal invite Yaron Herman trio. Carrément alléchant. Mais c’est l’intitulé qui m’a fait tiquer. J’aurais très spontanément inversé les termes de l’invitation. Or, c’est bel et bien Michel Portal, cet électron libre, qui invitait un trio et, s’ils ont pioché dans le répertoire de A Time for Everything, dernier opus du trio, en particulier «Layla, Layla», le clarinettiste invitait Yaron Herman (p), Gerald Cleaver (d) et Matt Brewer (cb) à le suivre sur les chemins risqués de l’improvisation systématique.
Le début du concert fut décevant. Peut-être parce qu’on attend beaucoup de ces deux musiciens? Peut-être parce que je restais avec le souvenir de Portal, à Souillac, qui nous avait scotchés deux heures durant en 2006? Peut-être aussi car j’aime beaucoup les albums de Yaron Herman? Peut-être… Les musiciens donnaient néanmoins l’impression de se chercher, de tâter les possibles musicaux et d’appréhender le nécessaire pas en avant. C’est à partir du milieu de concert, que l’alchimie s’est produite. Impression que tout se débride, que chacun a saisi où les autres peuvent et veulent aller. Ça finira avec deux rappels et un troisième auquel ils ont vaillamment résisté avant de fuir. Il était temps.

En première partie, il y avait D’JAB. Non? Rien du tout? C’est à peu près normal mais ça ne durera pas certainement pas. Donc D’JAB, c’est un trio de très jeunes musiciens fraîchement sortis de l’école: Joachim Florent à la contrebasse, Antoine Brouze (photo) à la batterie et Benjamin Flament aux vibraphones. Dans la lignée du «jazz européen» (beurk! Ce terme), ils proposent des compositions riches, complexes et jouent comme ceux auprès desquels ils ont appris, puisé et joué. Tiens, que quelqu’un me dise, par exemple, comme ça, qu’il n’y a pas du Daniel Humair dans le jeu d’Antoine Brouze. Alors…, j'attends...
Gilles

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