17 juillet 2007

Hors de la Nouvelle Orléans je pense que…

Hier après-midi aïe, aïe, aïe. Virgile Beddok nous prévient qu’il a rencontré des problèmes pour graver son film qui ne pourra pas être présenté le soir même à Souillac.
Dans notre malheur, Marc Oriol a heureusement apporté, outre New Orleans Ballade, les images qu’il a tournées lors de son dernier voyage à La Nouvelle Orléans au mois de mai et juin derniers. Le montage n’est pas terminé, le sous-titrage n’est pas fait mais la présentation de ce court inattendu permet de mettre en relief le témoignage qu’il donnait lors de son premier voyage, juste après Katrina.
On n'a guère vu d’images dramatiques : à peine quelques voitures renversées et quelques bâtiments pliés. Mais, si la situation s’est matériellement améliorée, c’est les témoignages des habitants que nous montre Marc Oriol avec, comme fil conducteur, le fort sentiment d’abandon. Car, entre ses deux voyages, ce sentiment semble s’être accru. Alors que, juste après Katrina, les habitants de La Nouvelle Orléans étaient dans une dynamique de colère mais aussi de reconstruction, il semble que le dépit ait prit le dessus. Ainsi, cette université qui, bien que reconstruite, a perdu environ un tiers de ses habitants et, avec, des enseignants et autres personnels. Or, sans grande perspective d’emploi, la motivation pour revenir dans une ville est mince. Ainsi encore, de nombreux quartiers à reconstruire où, dans la mesure où ils ont été désertés, les services publics ne sont plus assurés, le voisinage inexistant et, puisque les commerces ont disparu, l’usage de la voiture indispensable.

Marc Oriol reviendra samedi à Souillac pour participer à la table ronde qui portera précisément sur ce thème.

Gilles

1 Comments:

Anonymous Alain said...

Billet d'humeur

Un coup de fil de Virgile Beddok, deux heures avant l’heure prévue de son arrivée à Souillac, nous apprenait que, pour des difficultés techniques, il n’était pas en mesure de venir présenter son film. Bien entendu, un échange nourri de courriels avait prévu toutes les conditions techniques et logistiques. Nous sommes amers parce que nous y voyons beaucoup de désinvolture :
désinvolture de la part d’un « professionnel » pour le travail de bénévoles « amateurs » ;
désinvolture vis-àvis du gérant du cinéma, « ami » du festival qui avait accepté de renoncer à une soirée ;
désinvolture à l’égard du public qui attendait la projection de ce film.

Par contre, un grand coup de chapeau à Marc Oriol qui, au pied levé a accepté de faire plus que prévu avec beaucoup d’enthousiasme et de talent.

13:58  

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