17 mars 2019

La 1500e de Jazzez-vous sur radio PAC

Samedi 16 mars, dans les locaux de Pompadour, point de chevaux, ni de marquise mais des représentants du jazz de la région, aux côtés du maître des lieux Hubert Bouysse : Thierry Mazaud de Kind of Belou, Michel Cossard du Brive en jazz et Jazz club 19100, Philippe d'Hauteville de Bram FM et RGB, Marjolaine Paitel, retenez ce nom mais surtout sa voix et ce moment magique, Sébastien Farge et son Maugein à soufflet et votre serviteur. Au téléphone Franck Bergerot le rédacteur en chef de Jazz Magazine, excusez du peu. Et puis des excusés ... Jean-Michel Leygonie, Laborie jazz et Éclats d'émail, Fred Pouget du Maxiphone et Du bleu en hiver et les musiciens et professeurs Charles Balayer et Thierry Chèze. Trois heures d' échanges mais aussi de musique, Andy Emler, Count Basie, Émile Parisien, Carla Bley, Richard Galliano, Archie Shepp et son Live in Souillac, Tom Ibarra, Dave Brubeck, Camila Meza, Andreas Schaerer, Ursus Minor ...
Champagne et petits-fours pour ces 1500 bougies ...
On a pris rendez-vous pour la 2000e vers 2030 !! mais avant "Jazzez-vous" ? la réponse est oui à Brive en jazz, à Kind of Belou de Treignac, à Souillac en jazz et à Éclats d'émail de Limoges.

https://www.jazzmagazine.com/jazzlive/hubert-bouysse-fete-la-1-500e-de-son-emission-jazzez-vous/

http://www.radiopac.fr/mp3/jazzezvous/20190316.mp3

Robert Peyrillou

02 mars 2019

Lande, la caverne, ... à Vayrac

Samedi 23 février, la scène conventionnée du théâtre de l'usine de Saint-Céré, en partenariat avec Souillac en jazz, proposait le concert de Lande (Alexandre Perrot, contrebasse, leader, Ariel Tessier batterie, Quentin Ghomari trompette, Julien Soro saxophone alto). Une centaine de spectateurs ont été séduits par le quartet qui n'avait jamais autant vendu de CD à la fin du concert !





                                                  photos : Pierre Ravix (Souillac en jazz)

Prochain rendez-vous samedi 16 mars 2019 à 20h30 au théâtre de l'usine à Saint-Céré pour écouter, voir, applaudir ... le quartet d'Arnaud Dolmen, jeune batteur que l'on s'arrache (Naissam Jalal, Jacques Schwarz-Bart, ...) et qui arrache ! avec son "Tonbé lévé", sa philosophie de vie, sa Caraïbe, sa famille ... Arnaud vu déjà à deux reprises dans le off de Souillac en jazz en 2008 et 2012, que de chemin parcouru jusqu'à représenter la France au Winter jazz festival de New York en janvier dernier.
Réservez au 05 65 38 28 08 
Et n'oubliez pas le 44e Souillac en jazz du 13 au 20 juillet prochain, billetterie en ligne sur http://www.souillacenjazz.fr/FR/959_en_ligne.html

19 janvier 2019

Balade sur l’Ecosse de Gramat


En choisissant Souillac pour rencontrer les maires d’Occitanie, le Président de la République a plus que freiné les habitants de Souillac et d’autres pour traverser la ville et aller au concert que Souillac en jazz avait proposé à la scène conventionnée du théâtre de l’usine de Saint-Céré vendredi 18 janvier à Gramat


Les spectateurs présents et attentifs ont manifesté leur plaisir par deux rappels après la balade de nos nomades des Highlands jusqu’à Alep en passant par Liverpool, l’Espagne, la Bulgarie, parfois en marche avec les chameaux sur cette route de la joie. Tour à tour guidée par chacun des musiciens à l’instrumentation originale, saxophone, flûte, tuba et oud, la musique allie jazz contemporain et musiques du monde, musique parfois aérienne chez Etienne Lecomte à la flûte ou terrienne chez Laurent Guitton au tuba, ce dernier déjà apprécié dans cette salle de l’horloge avec le projet autour d’Hermeto Pascoal de Didier Labbé fin 2015.  




 « Nomades » ne serait pas tout à fait nomade sans Alain Angeli au saxophone alto et sa connaissance des musiques gnaouas, brésiliennes, arabo-andalouses et sans le quatrième homme du Funambule trio, Alaoua Idir au oud, l’homme de Dezoriental, prix de l’Académie Charles Cros. 


Gramat pour un soir était sur la route entre Orient et Occident.

Robert Peyrillou, photos Pierre Ravix

28 novembre 2018

Mescladis le 30 novembre à St Céré

Jean-Marc Padovani et Christopher Gibert vous proposent un voyage dans le temps, entre culture occitane et musiques contemporaines.  
Depuis quelques mois, Jean-Marc Padovani et Christopher Gibert travaillent avec une grande complicité autour d'un projet commun qui leur est cher : Mescladis.
Ce mot décalé ("mélanges" ou "salade composée" occitan) démontre à lui seul tout l'aspect original et exceptionnel de ce projet. En effet, c'est ici la rencontre et même la fusion de plusieurs univers musicaux. La musique classique d'esthétique baroque avec un quatuor vocal et une basse continue (orgue positif), la musique jazz avec les percussions, la contrebasse et le saxophone, et la musique traditionnelle avec la vièle à roue. C'est avec un souci permanent de rencontre que les deux compositeurs ont pensé un spectacle où tous s'expriment en assumant leur univers. L'Occitanie est le lien. Des arrangements d'airs traditionnels comme une sérénade du bas-quercy, "al pont de Mirabel" inscrivent ce programme dans la mémoire vivante de cette culture régionale. Des échos à une musique plus lointaine sont insérés à ce parcours : des airs de troubadours rencontrent la composition contemporaine dans la pièce "L'autrier jotz". Le thème "Lamma bada" fait un écho à cette culture arabo-andalouse, très implantée dans notre région au cours du Moyen âge, notamment avec les chemins de pèlerinage. Tout ce répertoire converge donc vers une rencontre musicale d'un point de vue esthétique, mais aussi un parcours parmi la culture occitane, irriguée par la langue et les échanges.
L'échange, cette notion qui est chère aux deux musiciens sera un autre fil conducteur, notamment par l'improvisation qui offrira de belles joutes entre le saxophone, la vièle à roue ou encore les voix.
Mescladis est le reflet d'une culture affirmée et vivante qui s'ouvre sur notre temps, qui vie et évolue avec les artistes comme une recette que l'on élabore. De cette manière, c'est actuellement lors des résidences de création qu'aboutiront les ultimes choix esthétiques pour marier au mieux les ingrédients riches et variés de cette "mescla" musical.

Théâtre de l’Usine
18 avenue du Docteur Roux
46400 Saint-Céré
Billetterie : 05 65 38 28 08
Standard : 05 65 38 29 08
public@scenograph.fr


24 septembre 2018

Limoges, capitale de la swing'music (5)


Après quelques conférences et films en septembre, octobre va être « hot » à Limoges.
Tout d’abord concert le 9 octobre au centre culturel John Lennon, de l’Umlaut big band autour d’inédits de Fletcher Henderson, précurseur de l’ère des big bands et d’un hommage à son arrangeur fétiche : Don Redman. Pierre-Antoine Badaroux son leader a su s’entourer de la fine fleur du jazz contemporain, avec notamment les Jean Dousteyssier, Geoffroy Gesser, Benjamin Dousteyssier, Fidel Fourneyron, Romain Vuillemin, Sébastien Beliah tous passés par Souillac et le nord du Lot, pour glorifier les racines du jazz comme le dit Bruno Pfeiffer de Libération.  Nous voilà replongés dans les années 20 pour un bal endiablé.
Puis ce sera un colloque international qui aura lieu du 22 au 24 octobre avec une étape musicale au centre culturel Jean Moulin le 22 à 20h à l’initiative du Hot Club de Limoges qui accueillera l’Anachronic Jazz Band dont Patrick Artero et Daniel Huck sont les principaux solistes.
Le colloque est placé sous la direction d’Anne Legrand dont on a parlé dans les épisodes précédents, une vingtaine d’intervenants sont conviés autour de personnalités du jazz comme Bill Coleman avec Michel Laplace grand spécialiste en France de la trompette, que l’on peut suivre dans Jazz Hot, Jazz Dixie Swing, et lui-même adepte de l’instrument ; comme Buck Clayton un temps président d’honneur du Hot Club grâce à Alyn Shipton de la BBC, venu d’ailleurs à Souillac il y a quelques années ; comme Don Byas avec Daniel Nevers historien du jazz, responsable d’éditions phonographiques comme les intégrales de Django Reinhardt et de nombreuses liner notes. Yannick Séité spécialiste du jazz et de la littérature viendra parler de Milton Mezz Mezzrow, Claude Carrière lui aussi venu à Souillac pour un débat (photo avec de gauche à droite votre serviteur, Anne Legrand, Laurent Sapir de TSFjazz et Claude Carrière)


LE spécialiste de Duke Ellington, évoquera sa tournée en Europe en 1933, Ludovic Florin, toulousain, plume de Jazz Magazine, auteur de Carla Bley l’inattendu-e parlera de Willie Smith « the lion » autre pianiste ! Claude-Alain Christophe président du Hot Club bien sûr évoquera son prédécesseur Jean-Marie Masse, l’homme par qui tout est arrivé ! et Noëlle et Jacques Ribière livreront leurs rencontres nombreuses avec leur ami Claude Bolling avant l’hommage de Claude Tissendier au maestro le 5 novembre au centre culturel Jean Gagnant « Swingin’Bolling ».
Un programme riche à l’auditorium Clancier de la BFM de Limoges – programme complet sur http://www.ville-limoges.fr/index.php/fr/actualites/108-culture/4783-hot-vienne-colloque-international-100-jazz
à suivre
Robert Peyrillou 

12 août 2018

Limoges, capitale de la swing'music (4)

Harlem à Limoges, une histoire du jazz à Limoges, rend un vibrant hommage à Jean-Marie Masse, fondateur en 1948 du Hot Club de Limoges, fasciné par le jazz de Harlem.
Il y est question de l'avènement du jazz à Limoges avant 1940 avec Yaniv Arroua, de Jean-Marie Masse avec Claude-Alain Christophe son successeur à la présidence du HCF, d'Hugues Panassié par Pierre Fargeton, de Johnny Simmen ... Alyn Shipton nous parle de Buck Clayton quand Michel Laplace de Jazz Hot, spécialiste de trompette évoque Bill Coleman. Les musiciens ne sont pas en reste avec Don Byas, Guy Lafitte, Willie Smith "the lion", Claude Bolling par Noëlle Ribière, Mezz Mezzrow, Charlie Gabriel ... et pour conclure, Benoît Morin parle de la radio à Limoges depuis 1928.
C'est aux Ardents Editeurs à 24€ www.lesardentsediteurs.com 


Un livre, mais aussi un CD !
Il est placé sous la direction de Daniel Nevers (auteur ci-dessus de Don Byas) et de François Lê Xuân. Il s'agit d'enregistrements originaux produits par Jean-Marie Masse pour Radio Limoges entre 1949 et 1956. Ce disque est un évènement digne de figurer dans toutes les discothèques, un régal d'entendre Claude Bolling dans un appartement à Limoges mais aussi Lionel Hampton, et les musiciens cités plus haut présents dans le livre. Il est disponible à la boutique Hot Vienne à la BFM de Limoges à 15€





à suivre

20 juillet 2018

Rencontre avec les Karpates Show


Les Karpates Show, un groupe venu « des Carpates marnaises, une région montagneuse de la Champagne, qui culmine à 272 mètres» comporte quatre membres : Igor Batchev (Xavier), Clara Ponsinov (Clara), Vassili (Pierre) et Vladimir (Didier).

Pourquoi vous êtes vous tournés vers les musiques d’Europe de l’Est ?
Ce sont des musiques sans frontières. Elles plaisent à toutes les générations. Ce ne sont ni des musiques de jeunes ni des musiques de vieux. En cela, les musiques populaires rejoignent le jazz. Par ailleurs, comme lui, elles reposent sur l’improvisation. Nous-aussi, nous jouons avec l’improvisation. Dans ce groupe, il y a d’excellents improvisateurs : Clara a fait l’école Didier Lockwood, Xavier a une grande expérience en jazz et Pierre est un excellent soliste en guitare manouche en plus de jouer de l’accordéon. On n’est pas un ensemble traditionnel de fanfare tzigane, à dix ou douze personnes, avec de nombreux cuivres.
On joue beaucoup le répertoire des Balkans, des rythmiques composées en 7 temps, 9 temps, … On touche un peu au Klezmer, à la chanson française. Il y a aussi un morceau grec, un italien, des références au cinéma de Kusturica bien sûr, à La Vie est un miracle, Le Temps des gitans, Chat noir, chat blanc.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?
L’histoire du groupe est un peu compliquée. Didier et Philippe, l’accordéoniste, ont formé le groupe en 2014. Des musiciens appartenant à la troupe initiale sont aujourd’hui très peu disponibles. Le premier violoniste, Léo, joue aussi avec Saramabalouf qui tourne énormément. C’est une formation à géométrie variable ; on peut être 5, 6… Didier et moi (Xavier) nous connaissons depuis 25 ans. On a rencontré Clara et Pierre il y a un an. On a souvent un deuxième violoniste et un percussionniste avec nous. Les contraintes économiques font que nous, les quatre membres du Politburo, jouons beaucoup ensemble. On a le goût commun de cette musique chaleureuse, communicative, festive, populaire.

Que représente pour vous le fait de jouer en déambulant ?
Ce sont des aventures. En général, on joue quelques morceaux ici puis quelques autres là. Jouer en marchant, bien que ça nous arrive, est plus difficile, plus physique, surtout lorsqu’on a un instrument dans la bouche ! On aime être mobiles, être autonomes. On a un petit ampli pour le violon, un porte-voix, un landau.  
On se scénarise de plus en plus. On a inventé un pays imaginaire, la Tatouasie, un pays peu démocratique à côté de l’Océtie. On a un chef de partie, deux militaires…On se trimbale avec une drôle de valise au symbole radioactif. On parle à moitié russe et très souvent, les gens sont pris au piège, car ils pensent qu’on est vraiment russes.

Vous parlez russe ?
C’est du Russe de bazar. Xavier, lui, a appris le Russe, au collège et au lycée, mais ça fait longtemps ! On importe les mystères de l’Est. On joue avec l’image des anciens pays du bloc de l’Est, les démocratures actuelles qui savent bien empoisonner au polonium. On a un aspect russkoff, un peu brutal, pas aimable alors que notre musique est très aimable.

"Karpatt Show", c’est aussi "Carpaccio" ?
Oui, c’est saignant. Didier aime beaucoup les jeux de mots, les calembours.

Quel est le morceau que vous préférez jouer ?
Xavier : Freylech parce qu’il y a deux parties, une très lente et une très rapide. J’aime aussi les chansons que je chante : celle de Boris Vian et celle d’Edith Piaf. Il n’y a pas d’enregistrement de Vian de L’Âme slave mais Higelin l’interprète dans son premier album en 1965. C’est une performance car il réussit à la chanter en moins de deux minutes.
Clara : J’aime jouer les morceaux aux mesures asymétriques, ceux en 7 temps ou en 9 temps, typiques des musiques d’Europe de l’Est, comme Gankino Oro.
Pierre : In the death car et Bubamara me renvoient vraiment aux émotions suscitées par l’art de Kusturica.
Didier : Je les aime tous ! j’aime ceux que j’ai arrangés, comme Fliying bulgar. J’aime mettre des morceaux dans les morceaux. On aime s’amuser. Il faut s’amuser.

Que vous procure le fait de venir à Souillac ?
C’est un bonheur. Je (Didier) suis déjà venu il y a quelques temps pour une formation de swing vocal. Il y a des gens charmants. On est bien accueilli. Il y a du bon public. Le temps est magnifique et on peut jeter les déchets nucléaires dans la rivière !
Pierre habite en banlieue parisienne, nous habitons à Reims. Chez nous, il n’y a pas de vraies montagnes. On éprouve un répertoire, en acoustique, pour un public inconnu. C’est un défi intéressant. Nous sommes enchantés d’être ici.

Les propos ont été recueillis et retranscrits par Loreleï Giraudot et Marie-Françoise Govin