01 novembre 2020

Le coronavirus n'aime décidemment pas le jazz ... ni même Sidney Béchet !


16 octobre 2020

YOU a migré par Souillac après le report de cet été

 

Le trio You (Héloïse Divilly batterie, Linda Olah voix, Guillaume Magne guitare) a donné dimanche 11 octobre un beau et envoûtant concert au Palais des congrès de Souillac parfaitement sonorisé par Scénograph et mis en lumière par Souillac en scène pour l'occasion. Ce concert avait été programmé cet été par Souillac En Jazz et reporté.Constitué de nouvelles compositions de Héloïse Divilly il a permis aux trois jeunes musiciens devant  un public visiblement captivé d'exprimer toutes leur inspiration instrumentales et vocales dans une symbiose complète: percussions subtiles et colorées de la batterie, ligne et accords éthérés de la guitare, vocalité à la fois douce  et puissante de Linda Olah (récemment intégrée dans le groupe) qui fut une vraie révélation.


Accueillis dans des conditions sanitaires maximum, masque obligatoire pendant tout le concert, distanciation physique dans les files, paiement par CB sans contact, gel hydro alcoolique, sortie différenciée de l’entrée, … les spectateurs venus nombreux ont remerciés l’organisation pour ce retour en scène. 

 Auparavant, le président Robert Peyrillou avait une pensée pour tous les artistes, agents, techniciens privés de travail et remerciait les bénévoles toujours présents pour faire vivre Souillac et le territoire. Il a rappelé que ce concert a pu se dérouler grâce aux partenariats privé et public qui soutiennent le festival de jazz de Souillac malgré l’annulation de l’édition 2020.


Les photos sont d'Enzo Thomas-Dumans

28 septembre 2020

Premier report de Souillac en jazz le 11 octobre 2020 avec YOU

You (Linda Olah voix, Héloïse Divilly batterie, Guillaume Magne guitare)

You est un trio explosif ! C’est dans un univers de folksongs, pièces instrumentales et chants de poètes que l’on voyage avec la chanteuse Linda Olah, le guitariste Guillaume Magne et la batteuse Héloïse Divilly. L’écriture de la batteuse invite à l’univers de la musique pop et de la création instantanée : tour à tour improvisateurs et rockeurs, les trois musiciens nous emmènent dans une lande imaginaire pétillante !

« You est de ces groupes qu’il faut absolument voir sur scène, pour l’énergie déployée. » Franpi Barriaux, Citizen Jazz

Concert dans le cadre du dispositif Jazz Migration

AJC porte depuis 2002 Jazz Migration, programme d’accompagnement de musiciens émergents de la scène française, et a ainsi mis en lumière plus de 191 musiciens, en organisant entre autres 750 concerts. Depuis 2016, Jazz Migration apporte à ses lauréats des outils de structuration et de professionnalisation ainsi qu’un important soutien à la diffusion, cherchant à accompagner ces jeunes musiciens dans le cadre d’un parcours global, adapté aux spécificités des musiciens de jazz.

Discographie : Isles Label Vibrant 2019


 Dimanche 11 octobre 2020 17h palais des congrès de Souillac

Billetterie en ligne sur www.souillacenjazz.fr et Le Point d'Oc (ex maison de la presse Souillac)

 INFO COVID-19

Le port du masque est obligatoire depuis la file d’attente à l’extérieur du palais des congrès jusqu’à votre départ de la salle, y compris pendant la durée du spectacle.
Respect d’une distance d’un mètre dans la file d’attente
Pour limiter les flux de public dans les sanitaires, nous vous recommandons de prendre vos dispositions avant de vous rendre au concert
Ouverture de la caisse à 16h15 (paiement de préférence par CB si possible sans contact)
Ouverture des portes à 16h30 (spectacle à 17h – pas d’entracte ni de buvette)
Lavage des mains au gel hydro alcoolique à l’entrée
Chaque spectateur déchire lui même son billet sous le contrôle visuel d’un bénévole et sera accompagné dans le respect des règles de distanciation
Tous les spectateurs auront l'obligation d'être assis.
L’entrée en salle après le début du concert a lieu pendant les applaudissements
La sortie se fera rangée par rangée avec l’aide de bénévoles dans le sens inverse de l’arrivée.
Sous réserve de modification selon les conditions sanitaires en vigueur le jour du concert.


11 septembre 2020

Journées du patrimoine et Sim Copans

 

La Mairie de Lanzac, en accord avec Richard Copans résidant communal, organise un grand rendez-vous avec ma collaboration, pour les journées du patrimoine des 19 et 20 septembre sur le thème Patrimoine et Éducation, avec Sim Copans. Lanzac connaît et a connu 3 des 4 présidents du festival de jazz de Souillac, Jean Calvel de 76 à 77, Sim Copans de 87 à 99 et moi-même depuis 2000. Jean Calvel, journaliste notoire avait invité Sim à la sortie de la guerre à venir à Lanzac fin avril 45, Sim tomba amoureux du nord du Lot. Au programme : exposition réalisée pour les 100 ans de Sim à partir du Fonds Sim Copans, par Marie-Françoise Govin du festival de jazz et Geneviève Bouyjou responsable du Fonds ancien de Souillc aidée par Erica Meltzer ancienne bénévole et Cecilia Murray étudiante américaine stagiaire, exposition qui a eu lieu en juillet 2012 salle Saint-Martin. Également écoute de disque vinyles du Fonds dans la salle des fêtes et de gospel songs et negro spirituals dans l'église les 2 jours de 11 à 12h et projection du film "Un amour" de Richard Copans et en sa présence le dimanche 20 à 16h30. La jazzette réalisée par le festival en 2000 sera distribuée à cette occasion. 

Robert Peyrillou

https://www.youtube.com/watch?v=-A4gmK-OWzM

08 septembre 2020

Quand on reparle Tour de France à Souillac

Le Tour de France 2020 s'approche de Souillac, il sera en Corrèze le 10, dans le Cantal le 11 septembre.

En 2012, il a traversé le festival comme les images le montrent. Souillac en jazz a été vu dans 190 pays et plus de 3 milliards de téléspectateurs dans le monde. Jean-Paul Olivier a rappelé Sim Copans mais aussi Roger Couderc.



14 août 2020

La Petite Fleur du parc

 

Marie la petite fleur a poussé et elle nous a offert un bouquet de chansons à la Béchet salle du Bellay mercredi 12 août 2020 à l’invitation de la Mairie de Souillac.

Mi conférence, mi concert, la Compagnie du Souffle aux Cordes proposait une soirée « racontage », un excellent mot de Marco banjoïste et guitariste rythmicien qui a échappé au coup de feu contrairement à Mike McKendrick le soir du 20 décembre 1928 qui envoya Sidney Béchet en taule, un autre métal que sa « carotte » comme on surnomme le saxophone soprano. Racontage de Marie Estrade de la vie du musicien qui lui, comme le disait Jean Cocteau, « ne bavardait pas, il parlait, et sa parole était toujours émouvante et puissante », comme sa musique. On se balade de 1919 à 1959. Le 1er octobre 19, il a tout juste 22 ans, le musicologue suisse Ernest Ansermet dans la Revue romande dit de lui : « il ne sait rien dire de son art, sauf qu’il suit son « own way », sa propre voie, et quand on pense que ce « own way » c’est peut-être la grande route où le monde s’engouffrera demain». On commence avec  Muskrat Ramble, qu’il enregistra pour la première fois le 11 novembre 1940 avec Professor Sidney Béchet with Doctor Henri Levine and his Barefooted Dixieland Philarmonic, qu’il joua régulièrement, thème de Kid Ory, à moins que ce soit de Louis Armstrong … Béchet quant à lui pense que c’est un vieux thème de Buddy Bolden "The Old Cow Died and the Old Man Cried", va savoir, tout ça c’est du racontage ! On continue avec Tiger Rag enregistré pour la première fois avec Duke Ellington and The Washingtonians fin 1924, Marie évoque Noble Sissle son premier grand orchestre … et moi Martial Solal avec qui il enregistra en 57 « Son jazz n'était pas le mien, mais, pour la paix musicale, nous avons mis en boîte un disque sympa en trois heures » se souvient le pianiste. S’il ne nous avait pas quitté si vite, auraient-ils faits route ensemble ? Je me souviens de la grande affiche dans la salle du fond du Grand Hôtel, la Revue Nègre, Béchet faisait partie des musiciens derrière celle qui allait devenir notre voisine, Joséphine Baker. Bien sûr Sidney Béchet ce sont Dans les Rues d’Antibes, Le Marchand de Poissons, Petite Fleur, As-tu le cafard ? en 49 et au début des années 50, Les Oignons vendus à plus d’un million d’exemplaires, son disque d’or lui fut remis le 19 octobre 55 après un concert gratuit qui tourna à l’émeute à l’Olympia, 2800 fauteuils, 3000 spectateurs dans la salle, autant dehors, 200 fauteuils cassés, 10 blessés,  de quoi faire pleurer Miles Davis qui ne savait pas que dix ans plus tard il enregistrerait Kind of Blue qui se vendrait à plus de 4 millions d’exemplaires. On n’oublie pas Blackstick chef d’œuvre béchetien magnifiquement interprété par le quartet comme Si tu vois ma mère que Woody Allen, par ailleurs clarinettiste a placé en début de son film Midnight in Paris en 2011.

                                         Blackstick par la Compagnie du souffle aux cordes

Bien sûr, il y avait le coronavirus, bien sûr il y avait la canicule, bien sûr il y avait l’orage, bien sûr il y avait le PSG à Lisbonne, bien sûr il y avait le masque, bien sûr ce sont les mêmes qui râlaient contre la suppression des manifestations culturelles depuis plusieurs mois qui n’étaient pas là … une trentaine de personnes, les zazous de mon quartier, pour évoquer celui que Duke Ellington qualifiait de « base », « tout ce qu’il jouait venait de l’âme, de l’intérieur ». Marie Estrade a su nous rappeler  que la « clarinette de Béchet avait une sonorité fantastique, robuste » comme le précisait le Duke en 62.

La voix, le saxophone, la clarinette étaient présentés dans un écrin de choix, la guitare solo de Philippe Pouchard, que le public saluait à chaque solo, et la rythmique hyper solide de Marc Estrade aux banjo et guitare et Jérôme Gast à la contrebasse et ce soir : trois (chemises) blanches pour une (robe) noire.

Merci à la Mairie de Souillac d’avoir offert (le concert était gratuit) cette Petite Fleur, « Cette fleur / Plus jolie qu'un bouquet / Elle garde en secret / Tous mes rêves d'enfant » que chantait Manu Dibango ou Henri Salvador sur des paroles de Fernand Bonifay.

On retrouvera avec Cauvaldor cette époque et la musique de Sidney Béchet le 14 novembre 2020 avec la conférence à Souillac de Philippe Baudoin, spécialiste par ailleurs de Béchet : « Cinq femmes afro-américaines animatrices de premier plan dans le Pigalle du jazz de l’entre-deux guerres » et le concert à Pinsac d’Olivier Franc et Jean-Baptiste Franc « Sidney Béchet & Stride ». Olivier Franc est dépositaire du saxophone de Sidney Béchet et reconnu par les critiques comme son meilleur disciple, son père René Franc, clarinettiste, a été compagnon du saxophoniste.

Robert Peyrillou

22 juillet 2020

Vous prendrez bien un petit peu de jazz ?



Samedi 18 juillet, le cinéma Le Paris et son gérant Eric Lauretta, a repris à son compte la diffusion du film Amazing Grace, captation de services religieux de la grande Aretha Franklin. Nos « messieurs cinéma », Eric et Gilles avaient préparé la soirée en invitant Richard Copans, lien entre le cinéma, réalisateur et producteur reconnu et Sim Copans qui, par son émission Fleuve Profond des années 40 et 50 a initié les auditeurs aux gospel songs. Une cinquantaine de spectateurs pour cette soirée masquée, ont assisté à la séance suivie d’un débat. Merci à Eric Lauretta !


Mardi 21 juillet, la municipalité de Souillac et son adjoint à la culture Claude Rabuteau, que l’association pour le festival de jazz « Sim Copans » de Souillac remercie, a repris à son compte l’animation que nous avions prévue. Avec le quintet Dollar et son caissier chef Jean-Pierre, on a eu droit à des échos d’USA, en route pour l'usine Pivaudran où nous accueillait Marc Pivaudran, partenaire 2020 malgré l’annulation de Souillac en jazz. Nous partîmes en Floride écouter le jazz de Miami, la Traction du jour, c’était la trompette de Fred, on croyait entendre le son du jeune talentueux Hermon Mehari ! Au Musée de la Vieille Prune, Philippe Denoix et ses hôtes, eux aussi partenaire 2020 ont fait un Triumph à la fois pour remercier Frédo et  aux musiciens qui terminèrent leur déambulation par un coup de Pistons des Périgordins sur les allées Verninac, notre place de la Concorde à nous, mais moins de monde que le 14 juillet à Paris … on se serait cru un soir d’ « April in Paris » ! mais pas de juillet à Souillac.