06 mars 2012

Mise en bouche et en vidéo avant cet été

Peut-être auriez-vous envie d'en savoir un poil de plus sur Soweto Kinch? En vidéo, c'est pas plus mal avant de le voir en vrai, en chair et en os, sur la scène de Souillac cet été. Et puis n'oubliez pas que la billetterie est ouverte et accessible très aisément à partir de ce clic.


26 février 2012

La grande générosité du Ton Ton Salut Jazz Unit

Pour tous ceux qui fréquentent le jazz dans le sud-ouest et, particulièrement, dans la région toulousaine, Christian Ton Ton Salut est une figure emblématique. Ce serait, certes, réducteur de ne le considérer qu'au travers de la scène toulousaine mais son lien à la "ville rose" en fait une figure historique. Donc, puisqu'il se produisait hier soir, au sein de son Jazz Unit, nous avons couru l'écouter et le voir avec quatre très très bons musiciens. On avait déjà eu l'occasion de voir cette formation (et d'en parler) puisque ce sont eux qui avaient fait la clôture de l'édition 2011 de Souillac en Jazz. Et j'ai revu avec un plaisir immense, outre Ton Ton Salut, Cyril Amourette, Julien Duthu, Nicolas Gardel et David Pautric. Immense car c'est à la fois une rencontre musicale et humaine. Ton Ton Salut est un leader charismatique qui dirige avec bonne humeur, humour et efficacité et qui a véritablement un sens des autres. Les autres, ce sont, bien entendu, les musiciens avec lesquels il joue (j'ai entendu quelqu'un évoquer un parallèle avec Art Blakey!) mais aussi le public qui, à chacun de ces concerts, a le privilège de goûter à la grande générosité musicale et humaine de cette formation. Bref, c'est véritablement un très grand moment que nous avons passé hier soir dans un Mandala bondé dont nous sommes sortis à 1h30 du matin, conquis par ce qui venait de s'y passer.
Le Jazz Unit de TT Salut y a envoyé, en trois sets, un très beau concert dans un Mandala plein à craquer où celles et ceux qui avait eu la curieuse idée d'arriver après 21h se sont retrouvés debouts, serrés comme des sardines en boîtes. Faut dire que les concerts commencent aux alentours de 22h. et qu'il faut trancher entre être assis et attendre au moins une heure ou arriver pour le concert et rester debout. Et, hier soir, dans une ambiance quelquefois électrique du genre:
Ton Ton Salut: "Vous nous entendez?"
nous: "oui!!!"
Ton Ton Salut: "Ben nous aussi"
Une subtile manière de mettre un terme au brouhaha du fond de la salle qui gênait considérablement ceux qui étaient à côté des bourrus bruyants.

Trois sets donc qui sont allés crescendo en passant par Theolonius Monk, Steve Swallow, "Griffonnage", une composition de David Pautric, Wayner Shorter et un blues formidable pour lequel Mathieu Haage avait rejoint les cinq doigts de la main, habile et prête à serrer la votre, avant un rappel, pardon "un petit dernier". Nous sommes sortis ravis, le sourire béat de tant de musiques et d'attention.
Gilles

22 février 2012

Songs of Freedom

Coincé entre le quartier "européen" (quel drôle de nom!) et la place Flagey, récemment restaurée, à deux pas de la friterie Antoine, celle-là même que chanta Brel et qui, paraît-il, propose les meilleurs frites de Bruxelles... Hop, hop, hop, cessons les clichés et reprenons-nous car c’est le plus sérieusement du monde que l’espace Senghor d’Etterbeek accueillait le week-end dernier le projet "Songs of Freedom" de Nguyên Lê. Dans une salle tout en longueur, intitulée salle 1900, en référence à la date (approximative?) de sa construction, la scène est profonde et ce n’est pas l’énergie qui manquera à cette formation pour occuper cet espace, au demeurant fort beau. Fort beau, c’est aussi un qualificatif tout à fait approprié à la musique de Nguyên Lê. Car, si ce projet est exclusivement constitué de reprises rock et pop des années 1960 et 1970, c’est la musique de Nguyên Lê qui nous fut donnée à écouter. Tout est retravaillé, revisité, réinterprété. En témoigne, l’introduction à la guitare solo du premier morceau "Mercedez Benz" de Janis Joplin. Janis Joplin sera reprise également avec "Move Over", une très belle chose également. Mais c’est "Eleanor Rigby", celui-là même qui initie l’album, qui constitua le point d’orgue de ce concert haut en couleur où délicatesse et puissance se mélangèrent pour constituer un univers esthétique d’une finesse à laquelle nous a, depuis très longtemps, habitués Nguyên Lê. Le concert fut constitué de six morceaux, deux de Janis Joplin, deux des Beatles, deux de Steve Wonder, et on peut imaginer qu’en choisissant d’étirer les morceaux, les cinq musiciens (Nguyên Lê, llya Amar, Stéphane Galland, Linley Marthe, Himiko Paganotti) se sont ingéniés à tirer tout ce qu’ils pouvaient de ces mélodies. Six morceaux plus un rappel, avec "Whole Lotta Love" de Led Zeppelin dont on retiendra notamment un solide chorus de Linley Marthe à la basse électrique. Ce fut un concert particulièrement agréable pour chacune des paires d’oreilles de la salle avec, toutefois, un bémol car moins poétique que son avant-dernier projet, "Saiyuki", que notre Chef Chef avait eu le nez de programmer en 2010. Mais "Saiyuki" frisait la perfection.
Gilles

09 février 2012

Du jazz "HOT" par les temps qui courent


Samedi 11 février de 14 à 15h sur www.radiopac.fr, Hubert Bouysse dans "Jazzez-vous" convie Robert Peyrillou comme chaque mois. Au conducteur, les 30 ans de la disparition de Thelonious Monk, la presse écrite Jazz Magazine, Jazz Hot, So Jazz, la presse web www.tsfjazz.com, la Black American Music de Nicholas Payton, "Esthètes d'affiches" de Jean Jacques Tordjman, on reparlera d'E.S.T, de Miles Davis, de Jef Gilson qui vient de partir, de Corneloup, d’Étrangers familiers et de Flamant bleu ! mais aussi des sorties CD et sur la platine des studios de Pompadour : Monk bien sûr mais aussi Ahmad Jamal, Laura Littardi et Nicholas Payton.

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04 février 2012

Quand Pulcinella pense à la Raymond

Il y a un moment qu'on croise Pulcinella dans différentes salles et quelques festivals de Midi-Pyrénées. Et ben, voici que cette année, c'est ce quartet tonitruant qui fera la clôture de Souillac. Vive Pulcinella!


30 janvier 2012

Y a de la zumba dans l'air

ça balance, ça balance, ça balance dur à Souillac: des stages de danse, en veux-tu en voilà! Et d'abord, de la Zumba. Mais Kezaco la zumba? Il s'agit, en fait, d'une forme de fitness. D'où l'appel mouvementé des organisateurs de ce stage à Souillac: "Viens troquer ton vilain virus hivernal contre la maladie du Bouger Bouger !". C'est donc le 11 mars après-midi au Palais des Congrès. Ce stage sera suivi de deux autres: l'un le premier avril (et oui!), qui sera consacré aux danses du monde; l'autre, le 6 mai, au hip hop.
Mais toutes les infos sont disponibles sur le site suivant: http://ecole-ateliers-danses-souillac.asso-web.com de même qu'il faudra passer par celui-ci pour s'inscrire

Allez, hop, hop, un petit stage de remise en forme

21 janvier 2012

Stabat Akish ou l'expérience de l'ivresse

On a suivi l'épopée de Stabat Akish depuis leur presque naissance jusqu'à un très proche événement puisque, hier soir, nous étions au Mandala où Maxime Delporte et ses cinq acolytes présentaient leur second album Nebulos. D'ailleurs, si je ne m'abuse, hormis "La baie des anchois", "Vortex" et, peut-être?, "Greed", tous les morceaux joués sont issus de ce dernier disque. Mais va-t-en savoir avec des titres aussi tourneboulés. D'ailleurs, je suis sûr de me gourer sur ce point. Quand Maxime Delporte, le leader de cette étrange formation, annonçait que leur dernier-né était sous la forme d'un vinyl lui-même accompagné d'un code nécessaire au téléchargement de la version numérique, je pensais intérieurement que ce choix est, à l'instar de leur musique, non seulement un souci de confronter les extrêmes mais aussi le refus catégorique du "juste" milieu dès lors que l'on considère que celui-ci est mielleux.
En tout cas, quand on est, spectateur, face à cette machine de guerre, notre premier réflexe est de s'écraser devant la carapace blindée du saxophone basse que dégaine Marc Maffiolo. Oh, oh, oh, calme... Qu'est-ce donc que cet engin? C'est que, avec Stabat Akish, on est aspiré dans une confrontation vitale avec un autre monde. Il y a, dans ce sextet tout droit sorti de Delicatessen, un mélange d'univers aussi étranges que délirants que ne renierait pas Tim Burton, son cortège de personnages inquiétants et ses fées. Stabat Akish, c'est avant tout un monde onirique et son refus de coller à la réalité. D'ailleurs... la réalité? Le rêve? Tout ça... Mmh... C'est pas un peu trop facile?
Faut dire que, pour les six musiciens, la facilité, c'est d'abord une injure. Dans le cas plus précis de cette formation, prenons "La baie des anchois". On part d'un thème léger, exposé par la flûte et le vibraphone, sur une phrase de basse lourde et obsédante. Et puis, tout ça s'emballe, se mélange, dans une sorte de crescendo où le grave ténor et la flûte se bousculent. Et voici que le thème, repris au clavier, vient clore ce morceau. En moins de trois minutes, ils nous lessivent dans une succession de cabrioles et, quand cette ivresse nous a fichus sens dessus dessous, on retombe, sans bien comprendre comment, sur nos deux jambes. Stabat Akish, c'est une expérience de l'ivresse.
On les avait suivis à Rio Loco où la formule s'était considérablement gonflée puisqu'on trouvait une quinzaine de musiciens supplémentaires. On avait, d'ailleurs, adoré cette formule et la liberté que Maxime Delporte en avait tirée. On avait souri quand Nancy Jazz Pulsation les avaient réintitulés "Stabat Akish Lorraine", hé, hé, hé... Et bien, hier soir, on en a repris, pimenté à souhait, et de celui qui arrache.
Gilles