14 décembre 2017

De 42 à 43


Souillac en jazz. Assemblée générale 2017.
Lors de l'assemblée générale annuelle et en présence de Fabien Lesage, représentant le vice-président à la culture de la communauté de communes Cauvaldor et Jean-Pierre Magne, maire-adjoint à la culture de Souillac, le président de l’association, Robert Peyrillou a dressé le rapport d’activité de l’année écoulée. La 42ème édition de Souillac en jazz a commencé dès janvier 2017 par une saison d’hiver avec quatre concerts en partenariat avec la scène conventionnée du théâtre de l’Usine de Saint-Céré.
Il a souligné le soutien de partenaires fidèles ainsi que la contribution au rayonnement du festival grâce à la presse, essentiellement locale et celle des invités –les journalistes Philippe Méziat et Matthieu Jouan, Gilles Désangles directeur général des Victoires de la musique et de deux équipes de Tigre productions qui ont tourné un documentaire pour les 15es Victoires du jazz et Arte Allemagne sur Vincent Peirani. Afin que le public profite en journée et en soirée du festival pendant toute une semaine, de multiples activités leur ont été proposées : conférence, expositions, cinéma, contes, randonnée. Des concerts en partenariat ont jalonné les premières journées, certains dans les localités avoisinantes comme Lachapelle Auzac, Pinsac, Miers mais aussi à Souillac avec L’heure d’orgue et le marché des producteurs locaux. Le concert de Tony Hymas, en piano solo sur la musique de Léo Ferré, a auguré avec bonheur de l’ensemble des soirées « grande scène ». Le jeudi, la soirée découverte, avec Das Kapital, a partagé le public : certains ont été surpris et déroutés et d’autres inconditionnellement enthousiastes. Le vendredi, si les spectateurs n’étaient pas très nombreux, ils ont été conquis par les deux concerts, le trio « Alcazar Memories » de Paul Lay et le quartet de la trompettiste Airelle Besson. Quant au samedi, la magie était au rendez-vous de la réunion des meilleurs musiciens européens actuels – Michel Portal, Vincent Peirani, Manu Codjia, Simon Tailleu, Mario Costa et Joachim Kühn, autour d’Émile Parisien. L’association tient à être au plus près des publics, avec de vrais tarifs réduits et des concerts ont lieu à la crèche et auprès des personnes en perte d’autonomie. Dans le souci de son environnement et de son patrimoine local exceptionnel, Souillac en jazz s’attache aux détails qui rendent son activité écoresponsable.
Souillac a résonné en jazz toute la semaine, en particulier les jeudi, vendredi et samedi du matin au soir avec les concerts de Fretswing, Jovial Guiguinche et La nouvelle collection, sur les places et dans les rues.
En outre, Souillac en jazz vit en dehors de cette période festivalière, présent aux Victoires du jazz en la personne de son président Robert Peyrillou ainsi que dans les réseaux jazz régionaux et nationaux Occijazz et Association Jazzé Croisé.
Bilan financier et du budget prévisionnel, présentés par la trésorière Nicole Reygner, ont été longuement précisés et il n’y a pas de doute, Souillac en jazz est déjà en route pour le 43ème. La programmation sera diffusée dès les premiers jours de 2018.
Marie-Françoise 
photos Pierre Ravix

04 décembre 2017

Une bulle de jazz dans l'hiver lotois

Duo Louis Sclavis - François Raulin, Payrac, le 30 novembre 2017
Depuis quelques années, un solide partenariat s’est établi entre la scène conventionnée de Saint-Céré et le festival de jazz de Souillac pour la programmation jazz de la saison du Théâtre de l’Usine qui irrigue tout le territoire de Cauvaldor, soient une vingtaine de communes du nord du département du Lot.
Plantons le décor. Il neige ce soir du 1er décembre sur Payrac, un bourg du Lot d’un peu plus de 600 habitants, à quelques kilomètres de Souillac. Dans la salle polyvalente du village trônent un magnifique piano à queue noir et un pupitre face à une soixantaine de spectateurs. Deux artistes majeurs de la scène jazz donnent un concert. François Raulin et Louis Sclavis se concentrent, repoussent la neige, le froid, la nuit pour déployer une étendue de musique, unique, prégnante.
Louis Sclavis embouche la clarinette basse, qu’il alternera avec la clarinette, et expose, dans un dialogue soutenu avec le pianiste, « Le Sommeil des sirènes » suivi sans intermède de « Last Exit ». Les deux morceaux, complexes, exigent une concentration totale des instrumentistes, les yeux fixés sur les partitions d’une musique qui s’envole, enjouée et empreinte de mystère.
Les thèmes sont très écrits, rythmes et harmonies complexes, joués parfois sous forme de dialogue ou exposés tour à tour par chacun des deux instruments. Les chorus y ouvrent des espaces qui paraissent infinis d’exploration et de fantaisie. La connivence entre les deux artistes est évidente et elle paraît essentielle pour fonder une musique si exigeante et élaborée et leur donner l’élan et le socle d’improvisations qui nous offrent de vrais moments de grâce.
« La Lettre à Emma Bovary », composition de François Raulin, qui commence dans un jeu de piano, délicat, une dentelle de notes où se glisse la clarinette lente et calme, un peu triste, porte en elle une émotion communicative. Happés, les spectateurs sont bien là, avec, dans le concert.
Les deux musiciens se contentent d’énoncer les titres des morceaux, laissant la parole à la musique pour dire tout le reste. Et chacun s’y love.
Le chant est là aussi ; dans la composition de Louis Sclavis « Along the Niger », il nous guide sur les chemins de la patience vers une contemplation admirative, ponctuées d’événements suggérés par des motifs dessinés par le piano puis par la clarinette.
Dans l’ombre du grand piano noir qui reflète dans ses courbes les spots et les éclats de lumière renvoyés par la verticalité de la clarinette au léger pavillon métallique, un paysage se dessine : celui des poursuites à cheval, des vastes plaines, des voies qui bifurquent.
Nos yeux se posent sur les mains du pianiste, sur l’exactitude du geste, léger et parfait et sur le visage du clarinettiste, éblouis par le souffle inépuisable en puissance et vivacité. Alors se déploient de longues et amples phrases qui donnent vie à l’inspiration du musicien.
Peu avant la fin du concert, les musiciens quittent leurs partitions, improvisent pour nous, assis là devant eux, en cadeau pour chacun.
Deux rappels sur des airs de danse jouent du charme et de l’élégance, juste avant que le vin chaud ne nous ramène à la réalité climatique.
Marie-Françoise
photos Marc Pivaudran

25 novembre 2017

Louis Sclavis, François Raulin lancent la saison jazz du théâtre de l'usine



Les deux musiciens se rencontrent en 1980, au sein de l’ARFI. En 1985 Louis Sclavis forme son premier quartet avec François Raulin (piano, synthétiseur), Bruno Chevillon (contrebasse) et Christian Ville (batterie). C ‘est un succès, qui les mène sur le chemin des tournées et de nombreux festivals internationaux (avec notamment les CD “Chine” et “Rouge” sorti chez ECM). Ils enchaînent les créations et les rencontres, puis Louis Sclavis monte un nouveau sextet avec Bruno Chevillon, Francis Lassus, Dominique Pifarély, Yves Robert, et François Raulin, formation qui marque le jazz français des années 80 et 90. (CD “Duke on the air”, et CD“Les Violences de Rameau” sorti chez ECM). Un jazz créatif et ludique, dont Louis Sclavis est l’un des représentants européens les plus reconnus.
Nul doute que ces nombreuses années à jouer ensemble ont créé une connivence musicale intime très forte entre ces deux artistes.
Une complicité dans le jeu et l’improvisation à (re)découvrir.
Louis Sclavis s’est produit à Souillac en jazz en 1996 avec Aldo Romano et Henri Texier, en 1999 avec Daniel Humair et Bruno Chevillon et en 2006 avec Michel Portal, Bojan Z, Bruno Chevillon et Eric Echampard.
François Raulin s’est produit à Souillac avec La Marmite infernale et le chœur de la métropole Nelson Mandela à l’occasion du 30e festival.
vendredi 1er décembre à la salle des fêtes de Payrac
samedi 2 au théâtre de l'usine à Saint-Céré
réservation : 
05 65 38 28 08 ou www.theatredelusine-saintcere.com 

Également le 2 à 18h même lieu conférence de Nicolas Beniès : 
1917 ? quel centenaire pour le jazz ? pour la France.



19 novembre 2017

Moritz le 24 novembre à Souillac

Dans le cadre du 100ème anniversaire de l ’arrivée du jazz en France, la ville de Souillac, en partenariat avec l ’association « Souillac en Jazz », organise un concert avec le groupe de musiciens
« Moritz »
Palais des Congrès, vendredi 24 novembre 2017, à 20h30
Ce concert gratuit, tout public, vous plongera dans l’univers « Moritz » et sa musique, subtile mélange de pop et de jazz qui feront danser même ceux qui ont une image erronée du jazz!
Le groupe « Moritz », constitué de sept musiciens, tous issus de la jeune scène Jazz parisienne, est né en Avril 2016 lors du tremplin « Sorbonne Live », qui va les propulser directement en première partie de « Naâman » et «Synapson » à l'Imaginarium Festival.
Ils se réunissent autour d'un univers Pop / Groove, teinté d'une allure Big Band, donnée par la section
cuivres. Le groupe investit ses prestations d'une réelle expérience proposée au public, au coeur du rythme, de la danse et de la folie. Chaque musicien, également soliste invétéré, laisse son empreinte dans le son du groupe à travers ses solos, sa personnalité propre. Moritz, au croisement du jazz et de la Pop, intègre donc le dispositif " Jazz de Demain" au sein du prestigieux « Baiser salé », durant 1 an.
" Il faut venir faire l'expérience d'un concert pour comprendre l'énergie qui irradie du groupe Moritz ", Radio Nova.